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Métier de passion et de contact, la coiffure séduit toujours autant les porteurs de projets. Mais entre un marché en constante évolution, l’émergence de nouvelles tendances, et les répercussions de l’inflation, il est essentiel de bien cerner les réalités du secteur avant de se lancer. Tour d’horizon des opportunités et défis à connaître pour démarrer dans les meilleures conditions.

Les coiffeurs travaillent, pour la grande majorité, seuls ou en petit nombre, mais il existe également de grandes enseignes nationales en franchise qui permettent aux futurs franchisés de s’implanter sur le territoire tout en bénéficiant de l’image de marque du réseau.

Un métier de proximité

En France, le secteur de la coiffure représente le deuxième secteur de l’artisanat en termes d’établissements et d’employés. La coiffure est avant tout un métier de service, qui exige un sens de l’écoute et du conseil. « C’est un métier d’artisanat basé sur une relation de confiance avec les clients. Ce n’est pas pour rien que les coiffeurs entendent beaucoup de confessions de la part de leur clientèle… », appuie Anasthasia Cuney, coiffeuse de formation et coordinatrice de réseau au sein du groupe Trait d’Union.

Le salon de coiffure n’est pas seulement un espace de beauté et de bien-être : c’est aussi un lieu d’échange et de proximité. Pour preuve, en 2023 les pressions inflationnistes ont ralenti la consommation de services jugés « non indispensables » par les Français. Pourtant, la coiffure ne disparait pas du budget des ménages. Selon l’Insee, la consommation de services de coiffure a évolué positivement en 2022 et 2023, avec une progression d’environ 5 % pour la clientèle féminine. Certes, les visites sont plus espacées mais toujours présentes. Preuve que le secteur de la coiffure est porteur, y compris dans un contexte inflationniste.

Se former régulièrement

Pour se lancer, il faut avant tout être passionné. La coiffure évolue constamment, au gré des tendances et de la professionnalisation du secteur.

« Le coiffeur d’aujourd’hui n’est plus celui d’il y a vingt ans. On ne lui demande pas “uniquement” de couper les cheveux. On lui demande de gérer son entreprise, son image sur les réseaux sociaux et de se former continuellement. » Le métier évolue avec la digitalisation, il faut savoir prendre de jolies photos pour faire sa publicité sur les réseaux sociaux par exemple, ou mettre régulièrement à jour sa base clientèle via un logiciel pour suivre la fréquence de leurs visites.

Dans un secteur en constante évolution, les professionnels doivent suivre des formations régulièrement pour se mettre à la page des nouvelles tendances. Le groupe VOG, acteur majeur de la coiffure en France avec Vog coiffure et Tchip, possède un large réseau de salons en franchise. « Nous avons créé les classes VOG. Chaque année, nous formons 150 apprentis par an qui s’exercent dans nos enseignes », développe Jean-François Duytschaever, directeur général du groupe. Même impulsion chez le groupe Trait d’Union qui propose à ses salariés et managers des calendriers de formations chaque semestre, sur des techniques comme le balayage, la coupe, la maitrise de nouveaux produits…

Pourquoi se lancer en franchise ?

Les salons franchisés ne représentent que 20 % des établissements employeurs, mais ils réalisent près d’un tiers du chiffre d’affaires du secteur. « Pour se lancer dans le secteur, c’est plus facile de s’entourer d’une franchise ou d’un groupement de coiffeurs. Cela permet de bénéficier d’une réputation et de ne pas se sentir isolé », préconise Anasthasia Cuney.

Avec plus de 560 salons, le groupe VOG accompagne ses franchisés au quotidien. « Les franchisés ne veulent plus d’un modèle vertical. Ils attendent désormais une tête de réseau à l’écoute, qui construit avec eux une véritable collaboration », conclut le directeur général. Parmi les enseignes du secteur, Camille Albane – 8 000 euros de droits d’entrée et à partir de 50 000 euros d’investissement global –, Saint Algue ou encore Dessange. Le secteur de la coiffure regorge d’opportunités pour ceux qui souhaitent entreprendre, allier savoir-faire et sens du contact.

LISA BEGOUIN

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