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Tri à la source, gestion et collecte des déchets… IDS Environnement vit avec son temps. Celui où l’économie circulaire, le recyclage, est devenu une norme pour espérer un monde un peu plus vivable demain. D’abord IDS Rhône-Alpes, puis IDS Environnement et l’ensemble du territoire français ensuite, l’entreprise développée aujourd’hui en franchise s’attelle à organiser le tri des déchets au sein de ses entreprises clientes. Entretien avec son PDG, Thierry Janniaux.
Comment est né le réseau ? Et combien avez-vous de franchisés aujourd’hui ?
Notre société a travaillé sur la région lyonnaise depuis 2007 dans le conditionnement des déchets banaux sous le nom de IDS Rhône-Alpes. Avec l’obligation du tri des déchets organiques en 2012 et un besoin croissant de demandes de solutions, nous avons créé la société IDS Environnement en 2017. Avec une mission : organiser le tri des déchets dans les entreprises, conditionner ou traiter ceux-ci, pour les remettre dans les bons circuits pour être recyclés.
Avec une demande sur l’ensemble du territoire national, nous avons décidé en 2022 de nous développer avec des partenaires en franchise pour mailler l’ensemble du territoire français et ainsi répondre à des clients grands comptes. La phase de recrutement a ainsi réellement démarré début 2024 avec à ce jour 9 franchisés actifs.
Les attentes des clients sont très intéressantes. Leurs souhaits sont très orientés autour de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises, ndlr) et sur une volonté de réduire l’impact carbone sans augmenter fortement les budgets actuels. Grâce à IDS Environnement, les solutions cochent toutes les cases avec du confort pour les opérateurs, mais aussi des gains de productivité importants, des espaces retrouvés, une empreinte carbone réduite drastiquement grâce à la diminution des transports, mais aussi le recyclage des matières, afin que celles-ci ne soient plus enfouies.
Parmi nos clients, nombre de secteurs sont représentés : restauration, fast-food, distributeurs spécialisés ou petites surfaces alimentaires, GMS (grandes et moyennes surfaces, ndlr), industriels, hôpitaux, collectivités, etc.
Comment fonctionne votre accompagnement auprès de vos clients ?
À travers un audit sur place, et en tenant compte des process de la société, nous préconisons des équipements aux bons endroits. Une phase importante d’accompagnement se traduit tout le long du contrat pour favoriser et faire comprendre les raisons du changement et lever les freins.
La maintenance préventive et curative des matériels est assurée par nos services ainsi que la collecte des matières conditionnées pour être massifiées et remises dans un circuit de recyclage. Nous ressortons des déchets ultimes et jusqu’à présent enfouis pour de nombreuses années, des matières qui suivent un circuit pour être réinsérées dans l’économie sans détériorer nos réserves naturelles.
Quels types de franchisés recherchez-vous ?
Nous recherchons des profils commerciaux, avec le goût du management, pour piloter des approches clients et évaluer leurs besoins. Accompagnés de notre équipe technique, ils s’occuperont de la dimension accompagnement et assistance locale.
Quel est le montant des droits d’entrée et des redevances ?
Concernant les droits d’entrée, 20 000 euros HT. Ils permettent de structurer tous les outils pour le nouveau franchisé : gestion administrative et comptabilité, accès à notre plate-forme d’organisation de logistique, calcul d’empreinte carbone, organisation des exutoires matières.
Une formation de trois semaines est prévue sur les matières, les équipements et leur utilisation, l’approche terrain et l’assistance technique locale, mais aussi sur l’exploitation des outils administratifs, comptabilité, logistique.
Quelle est votre plus-value par rapport à vos concurrents ?
Nous n’avons pas de concurrents nationaux, nous retrouvons parfois une concurrence plus locale sur un seul flux de matière. Les grands collecteurs travaillent parfois avec nous en partenariat car notre modèle permet des résultats de tri, et une réduction en termes de logistique, notamment dans les zones rurales, et avec une masse salariale faible.
Quels sont vos objectifs et ambitions pour l’avenir ?
Nous avons pour objectif de couvrir 80 % du sol français d’ici à 2030 avec environ 100 franchises. C’est un métier qui a du sens, dans un monde qui mêle un intérêt grandissant pour la préservation des ressources sur la planète, des difficultés de recrutement, et des problématiques restrictives d’accès sur site ou en centre-ville.


















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