Rôle du franchiseur : assister, oui ; se substituer, non

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Dans un réseau, l’obligation du franchiseur n’est pas de se substituer au franchisé dès que l’exploitation se tend. Son obligation est, d’abord et avant tout, une obligation d’assistance technique et commerciale, dans les limites fixées par le contrat.

C’est une ligne de crête qu’il faut rappeler avec clarté. Le franchisé est un commerçant indépendant. Il dirige son entreprise, supporte ses charges, assume ses choix de gestion et répond de ses résultats. Faire peser sur le franchiseur une obligation générale de sauvetage serait non seulement juridiquement contestable, mais économiquement dangereux. À vouloir tout prendre en charge, la tête de réseau s’expose à brouiller les responsabilités, à déséquilibrer le modèle et, à terme, à fragiliser l’ensemble de l’enseigne.

Pour autant, refuser la confusion des rôles ne signifie pas pratiquer la politique des bras croisés. Le franchiseur peut organiser des solutions utiles au sein du réseau à condition de le faire avec méthode et sans sortir de sa place : référencement de partenaires bancaires, accompagnement des cessions au sein du réseau, mise en place de schémas de franchise participative, recours à la location-gérance lorsque cette voie permet de préserver un site ou de préparer un rebond.

La vraie question n’est donc pas de savoir si le franchiseur doit « sauver » ses franchisés. Elle est de savoir comment il peut, sans renier l’indépendance de chacun, créer les conditions d’un traitement intelligent des difficultés. Un réseau solide n’est pas un réseau qui se substitue à ses membres. C’est un réseau qui sait poser un cadre, mobiliser des solutions et agir sans jamais perdre de vue la juste répartition des responsabilités.

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