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Un fournisseur vous annonce un changement de banque juste avant le règlement d’une facture. Le message reprend son logo, le montant correspond et l’échéance approche. Vous pourriez enregistrer le nouveau RIB pour passer à la suite. C’est précisément à cet instant qu’un appel de vérification peut éviter d’envoyer l’argent sur le compte d’un escroc.
Pour protéger un réseau de franchise contre les faux RIB, suspendez le changement, confirmez-le auprès du créancier à son numéro habituel, puis faites valider la modification selon une procédure interne. Si un virement suspect est déjà parti, contactez immédiatement la banque de l’entreprise qui l’a émis.
Le Cybermois d’octobre est l’occasion de revoir ce circuit avec les équipes.
Confirmez le nouveau RIB au bon numéro
Ne vous fiez pas uniquement au nom de l’expéditeur, à une signature ou à une facture connue. Une messagerie peut avoir été piratée et un document authentique modifié. Une réponse dans le même fil de courriels peut donc vous laisser en contact avec le fraudeur.
Dans sa fiche sur la fraude au faux RIB, Cybermalveillance.gouv.fr recommande d’appeler le créancier à son numéro habituel pour confirmer le message et les coordonnées reçues. Utilisez un contact enregistré avant cette demande, jamais un nouveau numéro indiqué dans le message suspect ou sa pièce jointe.
Demandez à votre interlocuteur de confirmer le changement et les coordonnées bancaires concernées. Si la demande semble venir du franchiseur, appelez votre contact comptable habituel au siège. Si personne ne peut confirmer, laissez la modification en attente et traitez la question de l’échéance avec le véritable créancier par le canal connu.
Faites valider la modification avant le paiement
Un simple transfert du courriel au service comptable ne constitue pas une vérification. Désignez la personne qui réalise le contre-appel, celle qui autorise le changement et celle qui l’enregistre. Prévoyez un second regard et un remplaçant lorsque le responsable est absent.
Cybermalveillance.gouv.fr préconise une procédure de validation interne qui ne puisse être contournée pour une demande imprévue ou un changement de coordonnées. Présentez cette règle aux dirigeants comme aux équipes : un message « urgent et confidentiel » ne doit pas suffire à obtenir une exception.
Conservez une trace du contrôle : créancier, date, numéro appelé, interlocuteur joint et validation obtenue. Limitez les droits de modification des bénéficiaires aux personnes désignées. Lors du paiement, vérifiez aussi que le bénéficiaire enregistré correspond aux coordonnées validées. Une alerte de concordance du nom et de l’IBAN affichée par la banque doit être examinée ; l’absence d’alerte ne remplace pas votre vérification du changement.
Organisez une alerte utile à tout le réseau
Un franchisé qui reçoit une demande suspecte doit savoir à qui la transmettre : dirigeant de son entreprise, service ou cabinet comptable et référent identifié au siège. Fournissez des coordonnées connues à l’avance, accessibles même lorsque la messagerie habituelle pose problème.
La tête de réseau peut vérifier si d’autres magasins ont reçu le même message et diffuser une alerte factuelle par un canal fiable. Indiquez le créancier imité, le type de demande et le réflexe attendu. Évitez de transférer sans explication le message frauduleux avec ses liens et ses pièces jointes.
Les rôles doivent rester clairs : le siège coordonne l’information, tandis que chaque entreprise franchisée organise ses contrôles et contacte sa banque pour ses propres virements. Cette coordination prolonge la prévention cyber dans les franchises, sans supposer que le franchiseur gère les comptes de ses partenaires.
Si le virement est parti, appelez immédiatement la banque
N’attendez pas la réponse du siège ou un dépôt de plainte pour alerter votre banque. La Banque de France recommande de demander un retour de fonds pour fraude, aussi appelé « recall ». Cette démarche ne garantit pas la récupération de l’argent. Si le virement est encore en attente, demandez sans délai les possibilités de suspension.
Prévenez le créancier dont l’identité a été usurpée, conservez les messages originaux, les factures et les références des opérations, puis déposez plainte rapidement. Faites repérer les paiements programmés vers les mêmes coordonnées pour éviter un nouveau départ de fonds. Si une messagerie semble compromise, sollicitez le support informatique pour la sécuriser tout en préservant les preuves.
La consigne courte à diffuser aux équipes
- Mettre tout nouveau RIB en attente de vérification.
- Rappeler le créancier au numéro habituel déjà enregistré.
- Tracer le contrôle et obtenir la validation prévue.
- En cas de doute, alerter les référents et suspendre la modification.
- Si des fonds sont partis, joindre immédiatement sa banque.








































